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 LA COMMUNE
       
       
 
 Un peu d'histoire pour mieux connaître notre commune :  
       
     
     
 
Le nom de La Mézière, vient du latin "Macéria" qui signifie : mur en ruine. Ce toponyme tire son origine de l’occupation gallo-romaine qui s’est échelonnée du I er au III ème après J.C.

A l’emplacement du lotissement actuel du Chêne Hamon s’élève une villa, propriété d’un notable agriculteur, avec ses dépendances. A la fin de l‘Empire au IV ème siècle, les bâtiments construits en pierres et terre, recouverts de tuiles rouges, tombent en ruines ; de là vient l’appellation de notre ville.
       
 
Dès les temps les plus anciens, le territoire de notre ville a été habité. Au lieu-dit la "Roche Blanche" un menhir a été dressé.

Aux abords de l’école Pierre Jakez Hélias des silex ont été découverts
et à la "Patenoterais", sur un coteau exposé au sud, et non loin du ruisseau de "Biardel", des silex ont été taillés et des fragments de poterie ont été recueillis.

Ces deux sites datent du néolithique ou nouvel âge de pierre, âge d’apparition de l’agriculture et de la domestication des animaux vers 2500 avant J.C.


commune de Montgerval - La Mézière
 
Une hache de bronze a été découverte à Montgerval et des poteries de l‘âge du Fer ont vu le jour à la Vollerie.

Déjà, notre cité des Riedonnes était traversée par des voies de communications anciennes qui se sont modernisées sous L’Empire gallo-romain. La voie antique "Condate (Rennes)-Alet (St Malo)" a emprunté, de Montgerval, un tracé via le Bas-Biardel, la Patenoterais, le Bourg, la rue de Montsifrot, la Vollerie et a rejoint l’ancienne RN 137.

L’autre voie de Condate s'est dirigée vers Corseul via la route de Gévezé, avec carrefour au Bas-Biardel.
 
       
       
     
 

 

   
 



Eglise de La Mézière

L’étude des toponymes permet aux historiens d’évoquer la présence d’hommes bretons : Férioc, Tual, Peignoc. Les lieux-dits Biardel, Pouliche, Quemerais, Gilt, Luth, Queue de Loup), font aussi référence à leur installation. La langue bretonne est parlée à Moguer (La Mézière en breton) du VII ème jusqu’au
XI ème siècle. La frontière linguistique séparant les zones bretonnante et romane passe à proximité.

Du Haut Moyen Age, date vraisemblablement un ensemble de levées de terres dites de la Gonzée, probable barrage militaire entre des troupes bretonnes, françaises ou anglaises stationnées à Dinan et à Rennes (une étude reste à faire pour élucider cette énigme). Les retranchements, recouverts de châtaigniers, s’étendent toujours du croisement des Quatre Roses, carrefour des routes de Pacé-Gévezé, jusqu’au lotissement de la Garenne, sur plus de 500 m.

Avec les défrichements de l’an 1000, vont apparaître l’église et le château ou plus exactement la motte castrale dite "Lemarchand" sur la route de Gévezé.

       
 

En l’an 1235, la paroisse de La Mézière est attestée par une mention dans le cartulaire de Saint-Melaine : Hervé y est prêtre.

Les premières demeures nobles s’établissent : Montgerval, la Châtaigneraie, la Beuzonnais, la Haie, la Loirie Busnel, la Bagotais et bien sûr le château des Loges, l’illustre demeure seigneuriale.

Le Duc de Bretagne Jean IV a campé deux jours à La Mézière, avec sa suite et sa troupe, au mois d’octobre 1380 pour négocier avec le comte de Buckingham le départ des troupes anglaises.

Plus tard, le 3 juin 1597, le bourg a été incendié et pillé par les Ligueurs du Duc de Mercoeur, dont trois capitaines Jean d’Avaugour, Saint-Laurent et Tréméheuc, à la tête de 2000 hommes de troupes, ont brûlé les maisons et massacré les habitants.

 
     
 

L’Ancien Régime a vu s’affirmer les familles nobles des Loges, de Beaumanoir et de Texue. Elles ont contribué à faire de l’église un monument resplendissant avec ses beaux vitraux du XIV ème, son porche et son ossuaire du XVI ème. Malheureusement, l’édifice primitif a été victime de la foudre le
28 mai 1866.

La campagne va permettre aux paysans de vivre de la terre et d’un peu de culture textile : chanvre et lin. Le clergé, qui va connaître une influence croissante, va aussi se charger de l’éducation des enfants. Un prêtre, Julien Hiard, va créer, par testament olographe, la maison des Petites Ecoles le 13 septembre 1693.



Montgerval - La Mézière
       
 
La Révolution et le XIX ème siècle
   
       
 

Les archives ont conservé le cahier de doléances de La Mézière. Le curé de la paroisse, l’abbé Maignan, a été élu 1 er Maire en 1790. Pourtant il refusait de prêter serment ainsi que son vicaire
Joseph Houssay. Chassés de la commue, ils ont été exilés à Jersey. Paul Maignan est revenu au pays et a vécu caché auprès de ses paroissiens. En 1804, il a été nommé Recteur. Bourdin, prêtre réfractaire natif de La Mézière, assassiné sur l’ancien chemin de Vignoc et l’abbé Bouttier a été guillotiné.
Le 19 mars 1793,à la Châtaigneraie, des combats ont opposé Bleus et Blancs faisant morts et blessés.

Dans les années 1830, Eugène Neveu-Derotrie, avocat à la Cour de Rennes, a élu domicile au Petit Bois. Il est l’auteur d’un ouvrage très en vogue à l’époque : "Les Veillées Villageoises ou Entretiens sur l’Agriculture Moderne".

Monseigneur Paul Dupont des Loges, a passé son enfance au château familial. Il est devenu Evêque de Metz en 1843. Il défend la France après l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine pendant son mandat de Député au Reichstag de 1874 à 1877.

A la Mauvière, a vécu Emile Caron, Député d’Ille et Vilaine de 1871 à 1876. Il a été conseiller municipal en 1870. Il quitte sa charge d’élu pour devenir préfet de la Haute Marne en 1877. Il a été l’un des chefs du parti monarchiste de Bretagne.

 
 
   
 
Guy Castel